Tout comprendre sur l'étude géotechnique et ses enjeux pour les constructions neuves
Une grande partie du territoire français est exposée à un risque de mouvement de terrain, lié au phénomène de retrait-gonflement des argiles ou à la présence d’anciennes cavités souterraines. Maison fissurée, effondrement ou enfoncement des fondations, les conséquences de ces aléas sont nombreuses, et menacent la stabilité des constructions. Et qui aurait envie d’acheter une maison qui risque de se fissurer à la première canicule ? Afin de protéger les acquéreurs, la loi Élan a rendu l’étude de sol obligatoire pour vendre un terrain constructible. Vous souhaitez vendre à un promoteur ou à un particulier ? Secteurs concernés, procédure et contenu : Landup vous explique tout ce qu’il y a à savoir sur l’étude géotechnique à réaliser avant une vente.
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) représente un risque majeur pour la sécurité des constructions neuves. En France, près de la moitié des terrains sont concernés. L’étude de sol, aussi appelée étude géotechnique, sert à analyser la composition du sol de votre parcelle. Cette étape permet de préparer au mieux l’arrivée d’une future construction et de limiter les dégâts en cas de sécheresse intense.
Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène bien connu. En raison de sa porosité, l’argile se montre particulièrement sensible à l'humidité. En période de pluie, les sols argileux se gorgent d’eau et gonflent. Puis, l’argile se rétracte en séchant, et peut provoquer des dommages structurels sur les bâtiments.
Avec l’accroissement du nombre et de l’intensité de canicules, les mouvements de terrain découlant du phénomène de retrait-gonflement sont de plus en plus nombreux. Dans les territoires concernés, les
constructions anciennes et celles dépourvues de fondations sont particulièrement vulnérables.
Il est toutefois possible de compenser ce risque, en prenant les mesures adéquates lors de la construction d’une nouvelle opération immobilière. C’est justement tout l’intérêt de l’étude de sol :
informer pour mieux prévenir les dommages.
L’étude de sol est une démarche qui consiste à analyser la composition d’un terrain, afin d’en découvrir les caractéristiques. L’objectif ? Identifier les dispositions constructives à respecter pour édifier un bâtiment solide, capable de résister aux mouvements de terrain liés au RGA.
En réalité, il existe
deux types d’étude de sol :
L’étude de sol G1 concerne les terrains constructibles, qui ne sont pas encore bâtis. Depuis 2020, elle est obligatoire si vous souhaitez vendre votre terrain. Comme le prévoit la
loi Élan, elle doit être
annexée au compromis et à l’acte authentique de vente.
L’étude de sol G2 est à réaliser lorsque vous souhaitez
construire une maison ou un immeuble sur votre terrain. Si vous vous vendez un terrain nu, c’est le nouveau propriétaire qui devra s’en charger.
L’étude géotechnique G1 est donc obligatoire pour vendre un terrain constructible à un tiers. Mais tous les terrains ne sont pas concernés par cette obligation. Aucune sanction n’est prévue, mais le non-respect de cette obligation permet à l'acquéreur d’engager la responsabilité du vendeur en cas de dommages.
Tous les territoires ne sont pas exposés au retrait-gonflement des argiles. Ce risque concerne un peu moins de 50 % des terrains. Et parmi les terrains exposés à ce risque, tous ne le sont pas avec le même degré d’intensité.
L’État a cartographié le territoire, afin de répertorier les secteurs concernés par le risque de tassement différentiel. Cette carte établit un
classement selon le degré d’intensité du phénomène. Il existe 4 grandes zones :
L’étude de sol est obligatoire pour céder un terrain constructible lorsqu’il est situé dans une
zone exposée à un risque moyen ou fort. Le sud et le centre de la France sont particulièrement exposés au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux. À l’inverse, la Bretagne et une partie du nord de la France sont situés en zone jaune. Dans ces secteurs, l’étude de sol est facultative.
Pour savoir si votre parcelle est située dans un secteur soumis à étude de sol obligatoire, vous pouvez consulter la
base de données Géorisques. Vous pouvez utiliser la carte de zonage interactive, et générer un
état des risques de votre parcelle grâce à l’outil ERRIAL.
Si vous possédez un terrain à bâtir situé en zone orange ou rouge, la loi vous impose de réaliser une étude de sol avant la vente. Pour autant, elle ne prévoit aucune sanction spécifique si vous passez outre cette obligation.
Dans les faits, le
notaire vérifie que ce document est bien présent, et la vente ne pourra pas avoir lieu tant qu’une étude de sol n’est pas
annexée au compromis et à l’acte de vente de vente. Mais si vous passez entre les mails du filet, ou si vous transmettez une étude de sol erronée, sachez que cet oubli ne sera pas sans conséquences.
Si l’acheteur fait construire une maison sur votre terrain, et que celle-ci est endommagée par un mouvement de terrain lié au retrait-gonflement des argiles, il peut engager votre responsabilité. Vous pourrez alors être condamné à lui
verser des dommages et intérêts.
En tant que vendeur, c’est à vous qu’il incombe d’obtenir une étude de sol avant la vente. Ce rapport doit être conforme aux enjeux fixés par la loi Élan. Elle doit être réalisée par un professionnel et comporter de nombreuses informations sur la nature du sol.
L’étude de sol contient de nombreuses informations sur les caractéristiques du sous-sol de votre propriété. Elle s'intéresse à tout ce qui est de nature à fragiliser la stabilité du sol et des constructions futures.
La réalisation d’une étude de sol se déroule en plusieurs étapes. L’expert commence par analyser le terrain dans sa globalité (historique, études documentaires) avant de procéder à des sondages à plusieurs endroits différents.
Les échantillons prélevés sont analysés en laboratoire afin d’évaluer :
Les résultats sont ensuite utilisés pour rédiger un rapport, contenant une
liste de recommandations à respecter pour tout projet de construction.
L’étude de sol complète les documents établis dans le dossier de diagnostic technique, et notamment l’état des risques et pollutions. Il s’agit donc d’un rapport technique dont l’élaboration doit être confiée à un professionnel.
Pour l’obtenir, vous devez faire appel à un expert, comme un bureau d’étude technique, un géotechnicien indépendant. Le financement de cette étude géotechnique est entièrement à la charge du vendeur, et les tarifs pratiqués sont variables d’une région à l’autre. Comptez en moyenne 1 000 euros pour obtenir votre document.
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L’étude de sol G1 doit obligatoirement être fournie par le vendeur, et mise à disposition de tous les acquéreurs potentiels. En revanche, l’étude de sol G2 doit être fournie et financée par l’acquéreur, au moment de la conception de son projet.
L’étude de sol obligatoire concerne les terrains situés dans une zone exposée au retrait gonflement des argiles, à un niveau d’intensité moyen à fort. Pour savoir si vous devez fournir une étude de sol à l’acquéreur, vous devez consulter la base de données Géorisques.
Le coût d’une étude de sol n’est pas fixe. Il n'existe
pas de barème légal, et les prix ne sont pas encadrés. Les tarifs proposés par les experts dépendent de nombreux critères : la nature du sol, la région, et le type d’étude réalisée (G1 ou G2) influencent le coût de la prestation. Comptez
en moyenne 1 000 euros.