Le DPU, ou quand la mairie se substitue à l'acheteur !
Vous souhaitez vendre votre terrain à un promoteur immobilier, et le notaire vous informe qu’il est situé en zone de préemption ? Le droit de préemption urbain vous impose d’informer la mairie avant de vendre, et peut même remettre en cause l’accord que vous avez conclu avec l’acquéreur, promoteur ou acheteur particulier. Si la commune a besoin de votre terrain pour réaliser une opération de construction ou d’aménagement, elle peut se substituer à l'acquéreur que vous avez choisi.
Alors, la
mairie peut-elle vous empêcher de vendre votre terrain à un promoteur en utilisant son droit de préemption ?
Landup vous aide à y voir plus clair !
Le droit de préemption urbain (DPU) constitue une limitation au droit de propriété. Il permet à une collectivité publique (souvent la mairie) d’intervenir dans une vente, afin de se substituer à l’acheteur. Si vous envisagiez de vendre à un promoteur, le DPU peut sérieusement remettre en question votre projet.
Le droit de préemption est un outil d’aménagement foncier, utilisé par une collectivité locale ou par l’État pour acquérir un bien immobilier (terrain, immeuble, maison, locaux professionnels) en priorité.
Ce mécanisme juridique fait l’objet de nombreux articles dans le
code de l’urbanisme, qui caractérisent le droit de préemption urbain de la façon suivante :
Selon l’article L.210-1 du code de l’urbanisme, le droit de préemption ne peut être instauré que pour un
motif d’intérêt général, au bénéfice de la collectivité.
Cela concerne notamment :
Pour résumer, la commune peut décider d’instaurer un droit de préemption urbain sur des terrains dont elle a besoin pour mettre en œuvre un
projet d’aménagement ou de construction, dans l’intérêt de ses habitants.
C’est uniquement
au nom de l’intérêt général que la commune peut bousculer les règles d’une vente traditionnelle, et prendre la place de l’acquéreur.
Entre la préemption et l’expropriation, il existe une différence de taille.
Le
droit de préemption d’une commune ne concerne que les biens effectivement mis en vente, ou faisant l’objet d’une cession à titre gratuit. Autrement dit, tant que vous n’êtes pas vendeur, la mairie ne peut pas préempter votre bien.
Le mécanisme de l’expropriation permet à la collectivité d’acheter un bien qui n’est pas en vente. Contre le versement d’une indemnité, la mairie peut exproprier un propriétaire et récupérer son bien.
Pour savoir si votre terrain est situé dans une zone de préemption, vous pouvez contacter directement le service urbanisme de la mairie. Vous pourrez savoir si la commune s’intéresse à votre terrain, et s’il fait l’objet d’un DPU simple ou renforcé.
Si vous avez anticipé la vente, vous avez peut-être déposé une
demande de certificat d’urbanisme. Dans ce cas, il vous suffit de consulter ce document pour savoir si votre maison est concernée par un droit de préemption urbain.
Dans le cas d’une
vente à un promoteur, ce dernier aura très probablement fait ses propres recherches, au moment de préparer son étude de faisabilité. Il sera donc déjà au courant que le terrain qu’il convoite peut être préempté par la mairie.
Quoiqu'il en soit, le notaire chargé de la vente effectue automatiquement ces recherches. Au moment de signer la
promesse de vente, vous serez informé de l’existence ou non de zones de préemption sur la commune.
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Toutes les ventes réalisées dans une zone soumise au droit de préemption doivent être validées par la mairie. Et pour exercer son droit de regard, la mairie peut compter sur la déclaration d’intention d’aliéner (DIA), une procédure obligatoire pour que la vente soit valide.
Un propriétaire qui souhaite vendre un terrain situé en zone de préemption doit obligatoirement déposer une déclaration d’intention d’aliéner auprès de la mairie. Il s’agit d’une démarche relativement simple, puisqu’elle consiste à remplir un formulaire de DIA et à donner des renseignements sur la vente.
Votre
DIA doit indiquer :
La commune dispose d’un
délai de deux mois pour instruire la DIA, et décider si elle doit acheter votre terrain à la place du promoteur, ou si elle doit renoncer à préempter. La purge du droit de préemption est essentielle pour concrétiser la vente. Pendant ce délai, vous ne pouvez pas céder votre bien.
L’absence de réponse de la collectivité dans le délai de deux mois équivaut à une
renonciation tacite.
Pour vendre un terrain situé en zone de préemption, le dépôt d’une DIA est obligatoire. Il n’est pas possible de contourner cette procédure, que vous vendiez à un particulier ou à un promoteur.
En principe, c’est le notaire du vendeur qui se charge de déposer la DIA, et de recueillir la réponse de la mairie.
Si vous ne respectez pas cette procédure, et que vous vendez votre terrain sans donner la possibilité à la commune d’exercer son droit de préemption, vous fragilisez la vente. La
mairie peut faire annuler la vente si elle s’aperçoit que vous avez omis de la déclarer.
Dans les faits, il est donc très rare qu’un promoteur accepte de signer une vente si vous n’avez pas déposé de DIA.
Votre notaire a déposé une DIA pour la vente de votre terrain, et la mairie vient de vous annoncer son intention d’user de son droit de préemption ? Voici les conséquences que le DPU peut avoir, pour vous et pour le promoteur.
Si la commune souhaite user de son droit de préemption, elle peut décider de s’aligner sur le prix de vente convenu avec le promoteur.
Dans ce cas, la vente est plutôt simple : le vendeur et la mairie concluent la transaction dans les trois mois suivant la préemption. Elle dispose d’un délai de
4 mois pour débloquer les fonds et régler l’intégralité du prix de vente au propriétaire.
Mais le droit de préemption n’impose pas à la mairie d’acheter le bien au prix de vente initial. Elle peut faire une
offre à un prix inférieur. Dans ce cas, le propriétaire conserve la possibilité de négocier. Il peut maintenir le prix initial ou faire une contre-proposition.
Dès que la commune préempte le bien au prix de vente convenu entre le propriétaire et le promoteur, la vente est conclue. Le propriétaire ne peut pas refuser de vendre à la collectivité, si elle respecte les mêmes engagements que le promoteur.
S’il y a un
désaccord sur le prix, le propriétaire peut renoncer à la vente et conserver son bien. Attention, la mairie dispose toujours d’un ultime recours pour acquérir un terrain après la renonciation du vendeur : l’expropriation. Le prix de vente est alors fixé par le juge, pas toujours en faveur du vendeur.
Les négociations sur le prix de vente entre le vendeur et la mairie peuvent donner lieu à de multiples échanges, car l’offre de la mairie est souvent inférieure à celle du promoteur.
Du côté de l'acquéreur, les
conséquences de la préemption sont plutôt simples : dans la mesure où la commune se substitue à lui, il ne peut plus acquérir le bien. La
décision de la commune s’impose.
Pour le promoteur, cela équivaut à plusieurs mois de travail perdu. Pour un particulier, c’est aussi un coup dur : renoncer au bien dans lequel on se projetait déjà est plus que difficile.
Mais
l’acquéreur n’a pas son mot à dire, qu’il s’agisse d’un promoteur, d’un constructeur ou d’un particulier. Il ne peut pas s’opposer au droit de préemption de la mairie et pour cause : la préemption est un risque connu dès le départ.
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